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mardi 27 mars 2012

Le triathlon a sauvé mon Ame !

 
L'année 2011 aura été extraordinaire. Riche en apprentissages, en difficultés et pleine de surprises. L'année 2011 aura été la meilleure de ma vie.

Happée par une dépression, j'ai perdu tous mes repères. Je ne  pouvais plus lire ni écrire. Parler était difficile. M'organiser encore pire.

Mais j'ai appris à vivre l'instant présent. Le "ICI MAINTENANT''.

Le seul moment ou la tempête qui faisait rage dans ma tête se taisait, c'est quand je faisais du sport.

Nager, rouler et courir m'ont permis de me recentrer, de me calmer et de savourer la vie.

Le triathlon a recentré ma vie. Le sport m'a rebranché avec moi même.

Avec les larmes, les douleurs, la tristesse qui habitait mon âme, je suis devenue une meilleure personne avec un prime des cuisses d'enfer !!

Ne doutez jamais de ce que le sport peut vous apporter. Peu importe le nombre de kilomètres que votre vélo avale pendant votre saison. Peu importe la vitesse ou vos pieds avancent sur la chaussée.

À chaque mouvement que vous faites, vous permettez à votre corps de faire fondre vos carapaces et de libérer votre vraie personnalité

Et pour ca, je vous lève mon chapeau.

lundi 30 mai 2011

Dépression et rémission !

 D'abord la vérité: Mon blog a été interrompu en raison d'une dépression.
Mon moral et mon énergie ont chuté à vitesse grand G. ''Désolée il n'y a plus de service au numéro que vous avez composé.''
Je n'ai jamais eu honte de ce mal qui m'afflige. J'ai accepté dès le jour 1. Et j'ai remercié le ciel de ne pas avoir balancé le cancer, de la chimio ou une chirurgie majeure. J'ai considéré la dépression comme étant une jambette de la vie. Je ne me suis pas écouté. Ma tête et mon corps ont décidé de me passer un message clair. Merci bien reçu.

Le médecin de la compagnie a été clair: ''Karine vous avez tenu le coup parce que vous faites du sport. Beaucoup de sport. Ca vous a permis de poursuivre ce rythme de vie militaire que vous vous êtes  imposé avec votre horaire. Je vous ordonne de poursuivre toutes vos activités sportives, malgré la fatigue, les nausées les étourdissements et tout le reste.''

Je l'ai écouté à la lettre. Plus je m'entrainais, plus mon sommeil gagnait en qualité. Les seuls moments de bonheur pendant ces mois de noirceur se sont vécus sur mon vélo ou mon tapis roulant. Je vivais le moment présent. Écoutant ma respiration. Et je savais que ce mal qui me rongeait était passager. Un pas à la fois, un jour à la fois.

Pendant ces mois de congé forcé, j'ai redécouvert des moments de plaisir: Voir mes enfants en pyjamas un matin de semaine. Leur faire des œufs, du pain aux bananes et des muffins au chocolat pour leur petit-déjeuner. Je me suis surprise aussi à étirer les conversation sur l'oreiller avec mes garçons parce que l'horloge, mon ennemi juré n'avait plus à me hurler que j'avais dépassé mon heure de coucher !

Oui j'ai pleuré. Beaucoup. Je n'ai pas bronché pendant des heures. J'ai fixé le vide me demandant ou était la vraie moi. Mais j'ai accepté chaque moment. Même les plus douloureux, sachant très bien que j'en sortirais gagnante avec de nouvelles valeurs et des nouvelles priorités clairement identifiées.

Dépression sujet encore tabou ? Je ne sais pas. Je ne l'ai pas senti. Et ca ne m'a pas dérangé. J'ai accepté mon obstacle. Mon mari a été d'un appui phénoménal. À son retour du travail, bien gênée de lui dire que je n'avais rien fait de ma journée encore une fois, il souriait et disait ''Ah oui ? parfait, ca du te faire du bien!''

Aujourd'hui je vais mieux. J'ai encore des pertes de mémoire, des difficultés de concentration. Je ne peux toujours pas lire de livre. Mais je viens de terminer l'écriture de ce blog et je vous avouerai que j'ai les yeux plein d'eau. Je me dis Bravo, j'ai vraiment commencé ma guérison... je suis certainement en rémission.